[Les multiples facettes du blocage en anglais, partie 1]
Mains moites, mal au ventre, coup de chaud… Devoir parler anglais peut devenir un vrai calvaire.
Beaucoup de personnes ayant un niveau intermédiaire en anglais se retrouvent figées par la peur de s’exprimer. Quand le stress est aussi présent, le problème est rarement un manque de connaissances. Il s’agit plutôt en général d’une difficulté à utiliser ses connaissances en situation réelle face à d’autres personnes tout en restant calme et maître de ses moyens.

Charge cognitive et manque de pratique
Tout d’abord, il faut se rappeler que s’exprimer à voix haute en anglais est un exercice particulièrement intense, et donc stressant : il faut à la fois considérer le contenu de ce que l’on veut exprimer, la prononciation, les temps des verbes, les structures, l’intonation, etc. Si l’on n’a pas (ou peu) eu l’occasion de pratiquer, cela fait beaucoup à gérer d’un coup ; la charge cognitive est trop élevée. A cela s’ajoutent parfois d’autres éléments de blocage qui décuplent le stress (peur du jugement, peur de faire des erreurs, etc). Le cerveau se bloque alors sous la pression : c’est le gros blanc !
On ne peut pas s’en vouloir de bloquer ainsi ! Le fait de se figer, c’est le corps qui essaie de vous protéger face à une situation jugée trop risquée. Et quand le corps est en mode protection, le cerveau rationnel se met en retrait. Vous allez naturellement vous concentrer sur le danger perçu plutôt que sur la tâche en cours. L’anglais devient alors inaccessible.
Le stress d’anticipation
Si l’on sait que l’on manque d’entraînement à l’oral, et que l’on a tendance à avoir hésitations et blancs, on va commencer à anticiper avec nervosité les occasions qui vont nous demander de parler anglais. Le stress va petit à petit s’installer avant même la situation stressante, ce qui va ne faire que décupler le malaise au moment de devoir s’exprimer. Parler anglais ne devient donc plus seulement un moment désagréable, mais peut entraîner un blocage total ou de la panique.
Que faire ?
Que vous évitiez complètement toute interaction en anglais en raison du stress que cela génère, ou que vous continuiez à essayer même si vous paniquez dès que vous devez parler, essayez d’adopter un regard curieux sur la situation.

Il est contre-productif de se forcer, mais l’évitement total n’est pas une solution non plus.
- Tout d’abord, prenez le temps d’identifier votre principal blocage : est-ce le surplus de stress qui vous bloque ? Y a-t-il d’autres facteurs qui entrent en compte ?
- Ensuite, réduisez la pression au maximum et pratiquez dans un cadre aussi sécurisant que possible. Cela peut vouloir dire vous entraîner seul à parler à voix haute dans un premier temps.
- Il sera également intéressant de vous pencher sur les moyens qui vont vous permettre de réduire la surcharge cognitive au moment de parler : développer des automatismes, apprendre des expressions toutes faites, ne plus traduire dans sa tête, etc.
Aller à votre propre rythme est essentiel pour pouvoir retrouver de la sécurité en anglais et ensuite progresser à l’oral. Sinon, vous retomberez vite dans la panique ou l’évitement. L’essentiel ici est de comprendre ce blocage, travailler sur votre prise de confiance et surtout, ne pas vous brusquer.
Notre série d’articles « les multiples facettes du blocage en anglais » vous aide à comprendre ce qui vous empêche de vous exprimer avec naturel et fluidité en anglais. Retrouvez les autres articles sur notre blog.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à télécharger notre guide gratuit “se remettre à l’anglais en 5 étapes”.
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